Au pays des Kiwis du 28 août au 11 septembre 2011
La Nouvelle-Zélande, une destination dont on rêvait depuis longtemps !
Après la cérémonie d’ouverture des Jeux du Pacifique et une courte nuit, il faut donc se lever à 5h du matin pour partir vers la Tontouta, en espérant que les fans du président ne bloqueront pas déjà la route entre Nouméa et Païta. Et effectivement, énormément de fans sur les bas côtés malgré l’heure matinale, et bizarrement tous habillés en bleu ciel… Mais finalement trajet sans encombres. Embarquement sans problèmes, juste à côté d’Air Sarko One et en passant sur le tapis rouge (mais comme on passe à 90° sur le tapis, il n’était a priori pas pour nous).
Moins de 3 heures plus tard, atterrissage à Auckland où il fait 15° avec un beau soleil. Un détail amusant : la carte d’entrée sur le territoire nous demande si on vient pour la Coupe du Monde ! Le contrôle sanitaire a bien fait de s’excuser dans l’avion des délais, car on va attendre presque une heure au total… Puis il faut récupérer la voiture chez Britz, qui s’appelle en fait Maui à l’aéroport et qui est situé à quelques kilomètres de là, donc il faut encore attendre une navette qui ne passe que toutes les demi-heures… Arrivée chez Britz, enfin chez Maui, on se rend compte que la voiture va être un peu petite pour les bagages : le coffre ne contiendra pas nos trois valises, d’ailleurs il est tellement ridicule ce coffre, qu’il n’en contiendrait même pas une… Donc obligation d’upgrader notre véhicule et on double le prix au passage, ça commence bien…
On part enfin sur Auckland, aucun problème pour trouver l’hôtel, comme quoi, la préparation du trajet, c’est bien utile et pas besoin de GPS !
L’hôtel Oaks est sympa même s’il est un petit plus petit qu’à Brisbane. C’est l’après midi, on sort faire un tour au centre ville pour découvrir un peu les environs. Des drapeaux de la Coupe du Monde et des pays participants un peu partout, on ne peut pas oublier que ça commence dans 15 jours ! D’ailleurs pas mal de travaux encore en cours, pour que tout soit prêt le jour J (le 9 septembre). .
Lundi matin, on laisse les enfants une heure pour aller à la Poste et chercher les places de rugby. A la Poste, l’organisation laisse un peu à désirer : pour les timbres philatéliques, il vaut mieux aller les acheter sur Internet et pour les spéciaux Coupe du Monde, ils ne sont pas du tout préparés. On a vu dans une vitrine quelques timbres de la Coupe du Monde qui nous intéressent, mais au guichet, on ne peut pas les acheter, la guichetière va voir son chef en coulisses, ça dure, puis quelqu’un vient avec une clef pour ouvrir la vitrine car c’est le dernier exemplaire… Et la Coupe du Monde commence dans moins de deux semaines… La guichetière est étonnée qu’on achète autant de timbres pour seulement 2 semaines et elle est tout aussi étonnée que les gens lui achètent des timbres spéciaux Coupe du Monde. Elle va souffrir celle là quand le gros de la troupe va débarquer… (Philippe était seulement un peu enveloppé…).
Passage ensuite à Ticketek pour récupérer les places des matches. Fait en 2 mn, trop facile.
Retour à l’hôtel pour récupérer les filles et direction l’Auckland Museum. Culture maori, faune et flore néo-zélandaise, sont les fleurons du musée. On y passera quand même 4 heures au final. En sortant passage au Jardin d’hiver qui est fermé, on reviendra le lendemain. Puis route vers la Tamaki Drive le long de la côte pour voir les plages.
Lever mardi dans le brouillard (extérieur), la journée s’annonce très maussade (sur le plan climatique). Les filles se reposent à l’hôtel pendant qu’on retourne au Jardin d’hiver : 2 magnifiques serres, remplies de diverses plantes et d’orchidées. Beaucoup sont fleuries, ce qui se traduit par un certain nombre de photos. Vive le numérique… Il y aussi une fougèreraie à côté des serres, dommage qu’il bruine un peu.
Passage par l’hôtel pour récupérer les filles, pour aller ensemble au Kelly Tarlton’s Antarctic Encounter & Underwater World, un mélange d’aquarium et de parc sur l’antarctique. Le plus spectaculaire est le parcours au milieu des manchots royaux. Ca donne envie de passer un hivernage à Dumont d’Urville pour les voir plus longtemps ! La reconstitution du camp de Scot, des énormes raies pastenagues et le nourrissage des poissons et surtout des requins, sont les autres attractions du centre. On est d’ailleurs assez chanceux car les requins ne sont nourris que deux fois par semaine.
Le temps est incertain ce matin du mercredi. Mais petit à petit ça va bien se lever. Auckland est construit sur un champ volcanique. C’est particulièrement visible depuis le sommet du Mont Eden que l’on gravit ce matin. C’est le plus haut cône volcanique de la ville (182 mètres), avec au centre un cratère de 50 mètres de profondeur qui forme un rond presque parfait. La vue, ventée, est splendide depuis le sommet, et pas seulement sur l’Eden Park tout proche !
En descendant, visite de l’Eden Gardens, un magnifique jardin dans la banlieue cossue du Mont Eden, qui regorge de magnolias, camélias, rhododendrons et azalées en fleurs. C’est le printemps bientôt et la bonne saison pour voir tous ces arbres fleuris (arbres ? oui, ici ce sont des arbres qui font souvent plus de 5 mètres de haut, ce qui est un fort beau gabarit pour un camélia). Même les filles trouvent le jardin joli avec toutes ces fleurs.
Retour en ville. L’Art Gallery est fermée : ils ne se foulent pas dans les panneaux d’indication, mais étant donné que seules les personnes avec un casque de chantier rentrent à l’intérieur, il doit être fermé pour travaux avant la Coupe du Monde.
Quelques librairie et marchand de cookies plus loin, on part vers la Sky Tower, la seringue géante pointée vers le ciel, d’où dégringole à rythme régulier quelques jumpers en mal de sensations fortes. C’est le coucher du soleil (ce n’est évidemment pas par hasard que l’on y a va à cette heure là) et la vue est magnifique. En plus, pas grand monde, donc pas de souci pour faire toutes les photos qu’on veut. Du haut de ses 328 mètres (la plus haute structure de l’hémisphère sud), on a une vue sur toute la baie d’Auckland. L’ascenseur est particulièrement spectaculaire, avec son plancher transparent, qui donne l’impression de partir comme une fusée vers le sommet (comme le prix de la bouteille d’eau là haut d’ailleurs).
On revient sur terre deux heures plus tard pour aller manger au Pub Albion. La troisième fois est donc la bonne et on peut enfin se régaler avec nos steaks et nos Guinness.
On quitte Auckland ce jeudi matin, le check out est à 10 heures. On laisse la voiture à l’hôtel et on va faire quelques petits achats spéciaux Coupe du Monde à la boutique officielle. C’est bien connu que le supporter de rugby est plus solvable que le supporter de foot, et cela se vérifie dans la boutique. Même si c’est fait en Inde ou en Chine, le prix est digne de la Nouvelle-Calédonie. Le logo Rugby World Cup 2011 vaut très cher à cette saison ! Mais bon, on est là pour consommer, alors on consomme… Polo, écharpe, mug, magnet, tout y passe. Retour ensuite à l’hôtel pour partir vers le sud et la péninsule de Coromandel.
La route est facile à suivre, premier arrêt à Thames au début de la péninsule et achat de moules (pas les mussels, c’est pour plus tard, mais des moules à muffins et à brownies !). Avec tous ces moules, on s’annonce des après midi plein de gâteaux en Nouvelle-Calédonie. La route se poursuit le long de la côte jusqu’à Coromandel. La côte est sinueuse !
Arrivée à Coromandel au coucher du soleil. On a un bungalow très agréable et on va manger rapidement car le nombre de restaurants ouverts ne semble pas démesuré. Fish & Chips et Noix de St Jacques, on se régale. Dommage qu’Océane nous gâche la soirée en râlant à cause de ses Fettucine alors qu’elle voulait des Spaghetti Bolognaise. On lui promet que les prochains Spaghetti Bolognaise que l’on verra, on les lui mettra en travers de la tron... Oui, elle nous a vraiment énervés ce soir.
La nuit a été fraîche. Check out à 10h. Les filles testent les jeux de plein air à côté du bungalow puis quelques passes avec le ballon le rugby, le temps pour Alizée de prendre le ballon dans la tête et on repart.
On va prendre la mythique route 309 (mythique en en Nouvelle-Zéalnde... c'est pas la route 66 non plus) qui relie les deux côtés de la péninsule. 309 parce qu’à l’époque il fallait 3 heures et 9 minutes pour la traverser en calèche. Premier arrêt à la Waiau Fall, une petite cascade proche de la route très photogénique. Puis second arrêt dans un parc de Kauris, ces arbres immenses caractéristiques de la Nouvelle Zélande. Ce ne sont pas les plus hauts, mais les plus gros. Ils ont été surexploités par les forestiers, mais ils ont été sauvés ici, car l’accès était restreint par les chercheurs d’or.
Arrivée ensuite de l’autre côté de la péninsule, jusqu’au départ du sentier pour Cathedral Cove à Hehei. Mais juste à ce moment là il se met à pleuvoir abondamment et il faut attendre une demi-heure que l’averse passe. Peu de temps après il fera un soleil magnifique. Les changements de temps sont remarquablement rapides sur la côte. Le sentier jusqu’à la plage de Cathedral Cove est un peu boueux, mais l’arrivée vaut vraiment le détour. Une grande arche, seulement accessible à marée basse, protège la baie qui est inaccessible par la terre. Malheureusement l’arche est fermée pour cause de chutes de pierres. N’écoutant que notre inconscience, et suivant les (rares) autres touristes, on traverse quand même en priant, comme nos ancêtres gaulois, que le ciel ne nous tombe pas sur la tête. Quelques photos plus tard, retour par le même chemin et remontée jusqu’à la voiture.
La route jusqu’à Rotorua est très pittoresque, elle tourne tous les 100 mètres et on la finira de nuit. Arrivée à Rotorua, très facilement reconnaissable à l’odeur (soufrée). Des fumerolles spectaculaires la nuit s’échappent de la terre…
Le motel est au top : un vrai appartement avec un étage, 2 chambres et un salon. Le mieux qu’on ait fait jusqu’à présent. Retour en ville pour manger et faire un premier tour de nuit dans le champ de fumerolles.
On commence la journée du samedi avec le propriétaire du motel, un vrai office de tourisme à lui tout seul, ce qui nous permet de nous organiser pour les 4 jours à venir.
En passant au centre ville, on fait un rapide tour de jour dans le parc Kuirau, où l’on peut voir beaucoup de fumerolles et de boues bouillonnantes.
Puis on monte ensuite avec le téléphérique au sommet du mont surplombant Rotorua. On se dirige ensuite vers le Skyline Skyrides pour effectuer nos descentes en luge (sur macadam), deux fois pour être sûr de bien comprendre comment marchent les freins.
L’air de rien, on peut prendre très facilement de la vitesse avec ces engins. Finalement, après une première descente un peu difficile pour certaines, on en aurait bien fait une autre, maintenant qu’on a compris comment ça marchait. Remontée en télésiège entre les deux descentes en luge, puis descente finale en téléphérique de nouveau.
On passe ensuite juste en face au Rainbow Springs Kiwi Wildlife Parc pour aller voir des kiwis et les autres animaux locaux, surtout des oiseaux. Les kiwis sont très actifs dans leur recherche de nourriture, ils creusent avec leur long bec dans le sol. Le plus impressionnant chez eux, même si on ne le voit pas, c’est la taille de leur œuf !
Petit détour en ville avant de revenir voir les kiwis de nuit. Le kiwi est un animal nocturne, il vaut mieux le voir de nuit !
Départ très tôt ce dimanche matin pour aller à Whakatane, d’où on prend un bateau à 9h15 pour White Island, une île volcanique active à une cinquantaine de km de la côte. Le débarquement se fait de manière un peu sportive avec un zodiac, mais aucun réel problème.
La balade dans le volcan va durer près de deux heures. Et là c’est extraordinaire : des fumerolles impressionnantes, un lac bouillonnant, des dépôts de souffre d’un jaune presque fluo, bref une ambiance de voyage au centre de la terre ! On a les casques et les masques à gaz pour être certains de ne pas perdre des touristes au passage. D’ailleurs Alizée gardera son masque à gaz presque toute la balade (pourtant d’habitude, elle supporte bien les émanations soufrées…y compris les siennes).
Beaucoup de photos évidemment car les paysages sont spectaculaires. Avant de rembarquer, on voit les vestiges de l’ancienne usine d’exploitation de souffre, mais les explosions fréquentes du volcan l’avait rendue très dangereuse et elle a été abandonnée.
Retour sur le bateau où on fait le tour de l’île pour mieux l’apprécier aussi vue de la mer. Au passage on peut voir quelques phoques sur des rochers. Par contre on ne verra malheureusement pas de dauphins !
Retour au port vers 15h et c’est la fête pour les filles car on va au Mall de Whakatane pour acheter divers vêtements et même des haltères pour Isabelle (un truc facile à transporter, pas lourd…).
Retour dans nos odeurs soufrées de Rotorua un peu fatigués.
Départ de nouveau matinal lundi matin car le geyser qu’on veut voir est actif à 10h15 tous les jours. C’est étonnant un geyser qui a un rythme de 24h pile. Nous arrivons donc à la zone thermale de Wai O Tapu vers 9h45 et on s’installe pour voir le geyser Lady Knox à 10h05. On comprend ensuite pourquoi le geyser est si ponctuel : en fait, il est un peu « activé » par le rangers du parc à 10h15. Ce n’est pas Yellowstone, mais c’est très agréable de voir ce geyser et comme il n’y a pas foule, on peut faire toutes les photos qu’on veut, de face, de côté, avec pied, sans pied, ensemble, en individuel, etc.
On fait ensuite la visite de toute la zone : cratères, fumerolles, boue, etc.
Après un petit encas sur la picnic area on va se reposer au Waikite Valley Thermal Pool quelques km plus loin. On prend le temps de tester les 6 bassins, chacun à une température différente, grâce à un système astucieux de réservoirs. Bien qu’en plein air, avec une température ambiante de l’air autour de 15°C, il ne fait pas du tout froid quand l’on sort des bassins, grâce à la chaleur dégagée par la surface des bassins.
Un petit tour pour finir à la source à 100 mètres de là, qui jaillit à 100°C dans une vapeur bouillonnante qui ne donne pas envie de se baigner directement à cet endroit…
Ce mardi, enfin un matin où l’on prend tout son temps… On va se promener à la Waimangu Volcanic Valley où l’on arrive vers midi.
Une balade de 4 heures finalement, entre lacs bouillonnants, sources chaudes, terrasses de silice, vues sur la chaîne volcanique, et quelques oiseaux qu’on avait appris à reconnaître au Rainbow Springs Parc. On est tellement en forme qu’on se permet la montée sportive du hiking trail. Bon ce n’est pas si sportif que ça, les enfants la font aussi, en râlant certes, mais ils montent comme les autres.
Retour à l’hôtel à 16h30 et départ en bus à 17h15 pour le Tamaki Maori Village. Le chauffeur de bus conduit tout le trajet avec un micro à la main… Apparemment les règles de sécurité ne sont pas les mêmes pour tout le monde.
Accueil par une danse guerrière (ils savaient impressionner, les Maoris, avec peu de choses !), présentations de différentes parties du mode de vie, spectacles de chants et danses dans la maison commune (avec un haka impressionnant à la fin), découverte du hangi puis passage à table.
C’est pas mal fait comme animations, dommage qu’il faille parfois le faire un peu au pas de course. Fin de soirée limite Club Med où on devra même chanter dans le bus du retour…Comme il est relativement tôt, on va boire une bière au Pig and Whistle au centre ville de Rotorua, le seul endroit encore un peu animé (le premier pub où l’on s’est garé étant follement animé... par un seul client a priori).
Ce mercredi, il faut quitter Rotorua et le Brylin Motel. Dommage, on s’était bien habitué ! Passage à la Poste pour acheter le timbre en relief de la coupe du Monde qui vient juste de sortir puis on va au Mountain Jade pour trouver le bon pendentif en jade pour Océane. Le choix est un peu long car il y a des dizaines de pendentifs quasiment identiques et comme d’habitude, les questions existentielles se posent : celui là est-il le mieux ? ou alors celui-ci ? Mais si je prends pas celui là, est ce que je ne vais pas le regretter ? Bref au bout d’un temps certain, on aide Océane à choisir et on mange un burger avant d’aller au Musée de Rotorua.
Ce musée est localisé dans les anciens bains de la ville, construits en 1908. Le bâtiment, d’un style élisabethain, est particulièrement spectaculaire devant une pelouse coupée au millimètre pour les joueuses de criquet local. L’intérieur est aussi passionnant, car le bâtiment lui-même fait partie du musée : on peut voir les anciens bains, la tuyauterie et la charpente, ainsi qu’une terrasse sur le toit, qui donnent une idée de son fonctionnement dans la première moitié du vingtième siècle. Il a été progressivement abandonné en tant que bains à usage médical, car les effets thérapeutiques étaient difficiles à prouver et l’entretien de toute la tuyauterie dans cette atmosphère particulière en gaz divers devenait prohibitif en terme de coûts. L’autre partie du musée est tout aussi passionnante puisqu’elle montre l’histoire des Maoris, ainsi que beaucoup d’informations sur leur mode de vie. On peut voir également quelques peintures de Bloomfield qui montrent à quoi ressemblaient les terrasses roses et blanches sur le bord du lac Rotomahana avant l’éruption du Mont Tarawera en 1886. C’était la 8ième merveille du monde selon certains, et elle attirait de nombreux touristes du monde entier, pour lesquels les Maoris avaient déjà compris les techniques de marketing. On peut voir enfin dans ce musée un film sur l’histoire de la région avec notamment l’éruption du Mont Tarawera 1886 avec les sièges qui bougent et le son qui va avec ! On se croirait au Futuroscope ! En plus ils nous l’ont passé en français, ce qui est sympa pour les enfants… et pour nous aussi après tout.
On quitte le musée vers 16h30, pour passer au Te Puia acheter un masque et une déco de Noël avec un père Noël habillé en All Black portant un ballon de rugby (c’est d’un goût…).
La route jusqu’à Waitomo dure 2 heures en passant entre des volcans, qu’on voit de moins en moins, la nuit tombant petit à petit.
Accueil de nouveau très chaleureux au Waitomo Caves B&B Lodge. Comme au précédent motel, on fait le point sur les différentes attractions possibles. Janet, la propriétaire nous indique une balade pour aller voir des vers luisants de nuit. On y croit à moitié, mais quand elle nous montre les lampes électriques, on comprend qu’elle ne plaisante pas. Mais avant, comme on n’a pas encore d’amis ici, on va au Curlys Bar, pour manger des burgers et boire de la bière (pour Philippe du moins).
Ensuite, nous voilà donc partis dans la forêt en pleine nuit pour aller voir des vers luisants. Bon, ce qui est bien avec les vers luisants, c’est qu’ils sont présents au rendez vous. Par contre, c’est difficile de les prendre en photos, même en laissant un temps d’exposition de 30s. Ca donne une photo toute noire avec quelques points blancs… Il faudra donner les explications avec la photo…
Au retour, Isabelle sent une présence au-dessus de nos têtes dans les arbres, et en éclairant, on voit, non pas des dropping bears (ouf !), mais deux opossums se promenant sur les branches juste au-dessus de nous. Un peu hypnotisé par la lumière, on peut en prendre un en photo plus facilement qu’un ver luisant…
Retour au motel, contents d’avoir vu toutes ces bêtes avant d’aller se coucher !
Réveil à 7h le jeudi, pour être prêt à 8h au breakfast, afin d’arriver avant les bus de touristes (les autres, pas nous !) aux Grottes de Waitomo. Le petit déjeuner est très agréable devant une grande baie vitrée donnant sur un jardin très fleuri. Après quelques discussions au déjeuner avec nos hôtes sur les mérites respectifs de certains All Blacks jouant en France, on part donc aux grottes de Waitomo, l’attraction majeure de cette région agricole.
On commence par la grotte Ruakuri, qui mélange les formations calcaires et les vers luisants. On peut voir ces derniers de très près, ainsi que leurs multiples filaments piégeant les insectes attirés par leur lumière. C’est une espèce de ver luisant propre à la Nouvelle-Zélande (Arachnocampa luminosa), qui a su s’adapter à ce milieu très particulier : fort taux d’humidité, surface protégée, obscurité et suffisamment d’insectes pour se nourrir. Nous sommes très peu nombreux pour cette visite guidée d’une heure trente, ce qui permet d’avoir des explications compréhensibles et de prendre les photos avec le tripode à son aise. On peut voir aussi à un moment donné, passer les rafteurs sous terrain dans la rivière en contrebas. Il faudra absolument tenter cette expérience lors d’un prochain séjour.
La deuxième grotte sera la plus célèbre et incontournable Waitomo Glowworm Cave. La partie calcaire est limitée, mais le clou du spectacle est le parcours final en bateau pendant une dizaine de minutes sous la voûte étoilée de vers luisants. C’est littéralement extraordinaire. Bon, on ne refait pas le coup de la photo toute noire avec des points blancs, mais l'intention y est.
On se rend enfin à la troisième grotte, la grotte Aranui, richement ornée en formations calcaires. En sortant, on fera la balade complète du sentier Aranui (le même fait très partiellement de nuit la veille), avec passage de tunnel et observation des entrées de grottes.
Puis, après un petit encas glacé avec bière au Curlys Bar, retour sur Auckland en 2 heures de route, qu’on atteindra à la tombée de la nuit. Le motel est un peu vieillot, mais il est assez grand et confortable pour nos 3 nuits à venir.
Vendredi 9 septembre 2011 : C’est le grand jour ! Ce soir, la 7ième Coupe du Monde de rugby sera déclarée ouverte et les All Blacks devraient mettre une branlée aux Tongiens. Mais avant l’ouverture de la coupe du monde, il y a une demi journée à passer et nous allons à la maison d’Alberton, une magnifique demeure de style colonial avec influences indiennes datant de 1863, près du Mont Albert à Auckland. La guide nous explique toute l’histoire de la famille de la maison et nous effectuons ensuite la visite des différentes pièces qui sont restées quasiment meublées à l’identique.
Direction ensuite le centre ville pour le début de la fête sur le Wharf. Après s’être garé au jardin botanique pour éviter le centre, on a une petite demi-heure de marche et rapidement on va se retrouver dans la foule. Il n’est même pas 16h, mais les places intéressantes sont complètement saturées. Impossible d’accéder aux quais et même de trouver une place correcte devant un écran géant. On peut voir juste les pirogues de Maoris arriver au port sur les écrans géants pendant qu’on essaie avec difficulté de s’extirper de la masse compacte de la foule. On remonte ensuite sur Queen’s Street pour prendre un peu d’air et quelques cookies.
Déjà l’heure de partir au stade pour Philippe. La gare est aussi saturée, aucune organisation dans la queue, les néo-zélandais ont beaucoup de chance d’avoir un public tranquille et bon enfant. Malgré cette absence d’organisation pour les transports, arrivée juste à l’heure au stade pour être prêt à 19h15 pour la cérémonie d’ouverture qui débute un ¼ d’heure plus tard. On apprendra plus tard qu’environ 2000 personnes n’ont pas eu cette chance et ont raté la cérémonie d’ouverture à cause de l’incurie des transports en commun. De loin on peut aussi apercevoir le feu d’artifice tiré dans la baie et depuis la Sky Tower, mais sans le son, tellement celui du stade est assourdissant.
Voilà, c’est fait, la Coupe du Monde est officiellement déclarée ouverte et les All Blacks peuvent mettre la branlée attendue au Tonga (41 à 10), après les 2 Haka de début de match. Le match en lui-même a été très animé et l’organisation dans l’Eden Park parfaite.
Mais il faut revenir en ville, et l’option bus, encouragée par les volontaires est la mauvaise. Une demi douzaine de bus remplis et ensuite il faut attendre qu’ils reviennent du centre ville. Ce n’est pas possible d’être aussi imprévoyant ! Donc option train aussi pour le retour, plus facile à prendre qu’à l’aller, mais qui se traîne jusqu’au centre ville… On s’était bien entendus sur le lieu de rendez vous, donc pas de problème pour retrouver les filles, qui ont pu voir le feu d’artifice correctement placées, avant d’aller manger au Bob’s Special Burger et de voir les dégâts de la consommation de bière sans modération dans la rue… Beaucoup de boulot en perspective pour les services de nettoyage samedi… Retour à l’hôtel à 1h du mat.
Lever tardif évidemment le samedi. Départ vers 11h30. En passant près de l’Eden Park, stop over, pour faire le tour du stade avec les enfants pour la photo avec le stade en arrière plan. Oui, c’est la journée rugby aujourd’hui, donc on ne leur épargnera rien !
On traverse ensuite la Baie d’Auckland pour aller en face de la ville à Devonport. On peut monter sur un ancien volcan d’où on a une vue imprenable sur le Downtown d’Auckland.
Le temps est parfait, ce qui permet une belle série de photos.
Rapide repas à la Wicked Wanda Smokehouse, devant le début de Namibie vs Fidji (oui, c’est toujours la journée rugby…). Départ en vitesse vers le North Harbour Stadium pour ne pas être en retard. Comme hier, les autorités conseillent les transports en commun, mais n’assurent pas correctement le service par la suite. Soit un stadium perdu dans la banlieue, avec plein de place autour. Soit aucun parking construit dans cette place disponible. Soit une organisation des transports toujours aussi ridicule. Résultat : il faut compter sur la chance pour arriver au stade sans devoir marcher une heure… Ce coup-ci, on se gare donc suivant les indications proposées, mais aucun bus à l’horizon. Il faudra par chance qu’un néo-zélandais demande à un bus à soufflets qui passait, où était l’arrêt pour que celui-ci nous prenne au virage suivant et reparte à moitié vide vers le stade au milieu des autres véhicules (car évidemment ils n’ont pas pensé à laisser une voie prioritaire pour les transports en commun…).
Le stade est champêtre, l’ambiance excellente avec beaucoup de français et de japonais déguisés, ou du moins, très reconnaissables. A l’intérieur du stade, par contre c’est très professionnel, on est bien placé et on aura même la chance de voir beaucoup d’actions importantes très près de nous. La France débute en fanfare, mais ne mène finalement que 22 à 11 à la mi temps. Pire, pendant ¼ d’heure, on va rester à portée du Japon (25 à 21). Puis, c’est l’effondrement japonais en fin de match, pour finir par une victoire de la France 47 à 21. Mais il faudra jouer beaucoup mieux les prochains matches si on veut avoir une chance d’aller loin dans la compétition.
Tour d’honneur des Français à la fin, puis séance photos avec les supporters français ou japonais rigolos.
Retour vers la voiture. On y va… en bus évidemment. On attend donc Le bus (on croit qu’il n’y en a qu’un vu le temps d’attente…, mais il doit y en avoir au moins 3…). Bref arrivée près de la voiture, on descend au hasard au premier arrêt, au cas où il lui prendrait l’envie de ne plus s’arrêter ensuite. Retour sans problème au centre ville d’Auckland en passant par le Harbour Bridge d’où on a aussi une vue magnifique sur le Downtown de nuit. Derniers achats de souvenirs et retour à l’hôtel.
On rappelle que c’est la journée rugby, donc on regarde Namibie vs Fidji à la TV, un match très spectaculaire, même si on cherchait plutôt à savoir ce qu’avait fait l’Argentine contre l’Angleterre.
Dimanche 11 septembre, c'est l'anniversaire d'Océane mais la fête en Nouvelle-Zélande est finie pour nous, on reprend l'avion pour Nouméa.