Les terrasses de Shabadran à Maré
Samedi 1er décembre, lever à 5h pour un départ à 6h30 à l'aéroport de Magenta pour l'île de Maré à 30 mn de vol.
Arrivée sans problème à La Roche, l'aéroport de Maré et direction le sud pour atteindre le départ de la randonnée de Shabadran (à prononcer Shabadjan)...
On a pris l'option faineants, avec 30mn de 4x4 dans une cocoteraie à 10 km/h, ce qui nous évite une heure de marche et d'avoir 5km de plus dans les jambes avant d'attaquer la partie la plus importante de la rando.
Le début est facile, c'est joli, il fait beau, bref jusqu'ici tout va bien...
Puis rapidement ça se complique avec un premier passage en mode escalade (sans filet). En montée ça va encore, sauf pour Isabelle, tétanisée avec sa manie du vertige au mauvais moment...
Heureusement que la vue vers la mer est magnifique, même si on ne peut pas trop en profiter car il vaut mieux regarder où on met les pieds.
On poursuit tant bien que mal. La randonnée vers les terrasses de Shabadran n'est pas difficile quand on est bien chaussé et qu'on n'a pas le vertige. Mais elle est très pénible car il faut marcher les 3/4 du temps sur du corail très acéré.
Les paysages sont spectaculaires quand on regarde vers le bas...
Au bout d'une heure et demie, on se rapproche de nouveau du rivage et des fameuses terrasses.
Finalement on arrive après quasiment 2 heures de marche à l'endroit de la baignade. Et là tout le monde se dit que ça valait le coup de faire quelques efforts.


Bien caché au mileu des rochers coralliens, est dissimulé un spa naturel.
Il faut quand même en sortir pour entamer le voyage retour, avec encore quelques stops sympathiques au bord de l'eau.
Vu d'en haut, les terrasses restent toujours aussi photogéniques.
La balade retour est plus stressante car Isabelle pense à l'escalade en descente et Philippe se demande s'il va finir en chaussettes, car les semelles successives de ses chaussures lâchent prise au fur et à mesure de la randonnée. Finalement on n'a pas perdu Isabelle et les chaussures de Philippe sont arrivées jusqu'au bout...mais difficilement. La preuve par l'image :
Heureusement qu'il n'y avait pas 100 mètres de plus... Ces chaussures qui étaient allées des hauts sommets andins aux glaciers néo-zélandais, ont fini leur vie lamentablement dans une poubelle maréenne. Je ne vais pas faire de la contre publicité au fabriquant, disons simplement que c'est une marque connue, intitulée comme une épreuve d'athlétisme (ou plutôt comme 10 épreuves). A la décharge de Décathlon (ah mince, je l'ai dit, tant pis), il paraît que toutes les semelles se décollent en climat humide et chaud.