De retour à Wallis et Futuna

Publié le par pacifique-decouverte

Le travail a ramené Philippe à Wallis et Futuna du 2 au 7 juillet 2012.

Comme d’habitude, accueil très chaleureux avec le collier de fleurs tressées.

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Je passe sur la semaine de boulot, pour arriver le vendredi soir, une soirée un peu particulière puisqu’étant invité à une petite fête en l’honneur d’un collègue qui quittait l’île le lendemain après 4 années passées sur le territoire.

Et une petite fête à Wallis passe par un bon repas.  On va donc en profiter pour donner quelques détails sur le four wallisien. Dans le Pacifique,  la cuisson au four est toute une technique, même si le principe est relativement simple :

Pour commencer on va creuser un trou dans la terre de 1m de profondeur environ,  les dimensions dépendant du nombre de convives…

Au fond du trou on dépose du bois sec sur toute la surface, qu’on allume pour obtenir des braises. On recouvre ensuite de cailloux (roches volcaniques de préférence).  Quand les braises sont bien installées, on couvre les pierres d'une couche de feuillages de quelques centimètres.  Puis on dépose les aliments (légumes tels que taros, fruits à pain, ignames, viande ou poisson)  emballés dans des feuilles (bananiers en général) sur la couche de feuillages.  On ferme alors le four avec une nouvelle  couche de feuilles , des morceaux de bâche et pour finir, avec une couche de terre.  Voila, le four est en marche, il faut alors attendre quelques heures avant de l’ouvrir…. Oui le principal défaut, c’est la durée,  et puis on ne voit pas les aliments cuire… Mais l’avantage,  c’est son efficacité par tout temps (et ce soir là il pleuvait), l’absence de nécessité de plats ou gamelles, et surtout, on peut faire cuire de grosses quantités de nourriture dedans ! En effet, même si tous les wallisiens n’ont pas le profil d’un première ligne du Stade, beaucoup l’ont quand même… donc on ne plaisante pas avec  les quantités ici !

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Pour les puristes, il y a des différences entre les fours polynésien, wallisien et mélanésien, notamment en terme de profondeur. Mais là, on atteint le niveau expert, et je suis incapable de vous les donner. Il me faudra donc une prochaine mission à Wallis pour progresser…

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Quand c’est cuit, on fait les étapes en sens inverse, il suffit d’enlever la terre, la bâche, de déballer les feuilles de bananiers, de mettre tous les légumes et la viande dans des paniers tressés et on est prêt à passer à table ! Comme c’était une belle fête, un porcelet a été convié au repas (et lui au moins il a pu voir fonctionner le four de l’intérieur !).

C’est ce qu’on voit sur les photos ici. Ben oui, j’étais là pour manger, pas pour faire la cuisine !

Le samedi avant de reprendre l’avion pour Nouméa, un petit saut à l’église au siège de l’évêché car elle renferme de magnifiques peintures aux motifs géométriques ou avec des coquillages. La religion (catholique) tient une place prépondérante à Wallis et Futuna, et les (nombreuses) églises sont très richement décorées.

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Et enfin un passage par une plage. Oui , malgré tout ce qui est dit sur Wallis, il existe une plage avec du sable sans aller sur les îlots du lagon. La preuve en photo. C’est pas une belle plage ça ?   DSC02443cb.jpg

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