En mission à Wallis et Futuna
Le boulot amène Philippe à Walis et Futuna du 2 au 7 juillet 2011. L'air de rien, Wallis n'est pas si près que cela de la Nouvelle-Calédonie (3 heures d'avion quand c'est direct, et au retour il y a une escale à Fidji en plus). C'est même un fuseau horaire différent. Where's Wally...euh Wallis ? Au nord est de la Nouvelle-Calédonie, un peu après le méridien 180 (mais en restant quand même le même jour qu'en Nouvelle-Calédonie pour simplifier). Juste à côté des Samoa pour ceux qui connaissent (oui, je sais personne ne sait où sont les Samoa si on n'y est pas allé ou si on n'est pas passionné par les équipes de rugby du Pacifique).
On change de climat (il fait chaud !!!) et on passe des traditions mélanésiennes aux polynésiennes, avec l'habitude toujours agréable du collier de fleurs à l'arrivée.
Et même après l'arrivée ! En fait, c'est presque un collier tous les jours ! Bon, malgré les apparences, il y a quand même du travail ici, ce n'est pas un voyage touristique. Ben, non, je ne plaisante pas !
Un saut à Futuna dès le 2ième jour. Wallis, c'est déjà un peu perdu, alors Futuna... L'avantage, c'est une conservation des traditions très fortes, notamment la cérémonie du kava.
L'aérodrome de Vélé est au bord de l'eau et le plus amusant quand on repart, c'est qu'on ne pèse pas seulement les bagages, mais aussi les passagers. Ci-dessous, c'est bien Philippe qui est sur la balance...
Wallis et Futuna sont connus pour leur artisanat, notamment les tapas avec les motifs caractéristiques de ces îles, qu'on trouve aussi dans les églises. Une précision importante pour nos amis hispanophones et fêtards : dans le Pacifique, les tapas ne sont pas un amuse gueule qu'on prend avec une sangria, mais des dessins sur fibres végétales (de mûrier en général). Certes, c'est moins bon, mais c'est incontestablement plus joli quand on les met sur les murs.
Cette église au sud de Wallis est entièrement peinte avec ce type de figure géométrique.
Après le retour à Wallis, quelques moments de liberté pour visiter l'île. Wallis est très connu pour n'avoir rien à proposer aux touristes, mais en creusant un peu, on arrive à trouver des choses intéressantes. Pour trouver du sable blanc, il faut creuser pas mal dans la vase si on reste sur l'île principale, mais il suffit de prendre une plate pour aller sur les îlots du lagon.
Et là c'est magique ! Comme il n'y a personne, les oiseaux sont très nombreux et certains nichent à même le sol. On se croirait aux Galapagos ou aux Seychelles : des noddies et plusieurs variétés de fous nichent tranquillement sur ces îlots et s'étonnent à peine de me voir passer à côté... C'est fou !