Le Parc de la Madeleine
En octobre et novembre, nous allons faire plusieurs balades à la réserve de la Madeleine dans le Grand Sud., notamment pour voir des orchidées, mais aussi les autres espèces botaniques endémiques présentes dans le maquis minier.
Rien que pour y arriver, il faut déjà passer quelques passages à gué....
Le Parc de la Madeleine est surtout connu des non botanistes pour ses chutes (même si nous, on n'est pas tombé !).
Pour les autres, la réserve provinciale de la Madeleine est riche de 168 espèces végétales qui représentent 53 familles botaniques. Cette diversité exceptionnelle est doublée d’un incroyable taux d’endémisme : 95 % de ces végétaux n’existent qu’en Nouvelle-Calédonie dont une vingtaine exclusivement dans le sud de la Grande-Terre. Wahou !
La flore de la réserve est notamment remarquable par la présence, le long de la rivière, de 7 conifères primitifs, vestiges de l’ère secondaire. Mais aussi, juste à côté des chutes sur la photo ci-dessous, le bois bouchon (Retrophyllum minus), une espèce relique jaillie des profondeurs du passé.
L' originalité de la flore du maquis minier calédonien, particulièrement visible à la Madeleine, est due aux sols latéritiques développés sur des roches issues du plus profond de la Terre. Ces sols riches en métaux (fer, chrome, nickel, aluminium…) contiennent peu d’éléments nutritifs, de sorte que seules les plantes du maquis sont capables d’y pousser.
D'abord les orchidées endémiques (et emblématiques) du coin :
Eriaxis rigida :
Impressionnant la hauteur de la hampe florale : plus haute que Philippe !
Megastylis gigas :
Puis d'autres orchidées : Dendrobium ngoyense (qu'on trouve aussi parfois sous le nom de Eleutheroglossum ngoyense : celui qui nous donnera la différence entre les 2, gagnera... notre reconnaissance).
Et un Spathoglottis :
Egalement des Droseras qui poussent dans des conditions tellement éloignées des tourbières dans lesquelles on les trouve habituellement en métropole, que cela remet presque en cause les fondements de notre culture botanique.
La fleur de la Drosera :
Le genre des Grévilléas est surtout australien, mais il est aussi présent en Nouvelle-Calédonie. Les fleurs sont spectaculaires et facilement reconnaissables :
On trouve aussi 2 sortes de lichens un peu partout :
Voilà, c'est juste un petit extrait de ce qu'on trouve dans le maquis minier, mais comme tout le monde n'est pas fanatique de botanique, on va s'arrêter là (désolé, on n'a pas trouvé d'autre chute à cet article !).