On dirait le Sud...
Un week-end dans les Parcs du Sud : Le Parc de la Madeleine le samedi 4 août et le Parc de la Rivière Bleue le dimanche 5 août.
D'abord la route toujours un peu humide par endroits. Trop rigolo, le jeu consiste à passer à fond (enfin, en seconde) sur les passages à gué :
Le Parc de la Madeleine avec les chutes de la Madeleine derrière les bois bouchons.
Pas d'orchidées en fleur à cette saison alors on se console avec le Drosera neocaledonica, notre plante carnivore préférée :
Le lendemain, au Parc de la Rivière Bleue, on trouve des orchidées dès l'entrée : des Phaius tankervilleae. Ce n'est pas une espèce endémique, mais elle a l'avantage d'être fleurie en août !
Puis des fleurs spectaculaires d'Amyema scandens, une plante parasite se développant sur des hôtes variés.
On traverse ensuite le Pont Pérignon pour passer de l'autre côté du Lac. Ce pont, achevé en 1958 (mais il a été refait depuis), long de 80 mètres, est construit totalement en bois et il est interdit à la circulation. Les poutres d'époque sont faites en chêne gomme imputrescible.
De l'autre côté du pont, il faut prendre une navette pour remonter plus rapidement la Rivière Bleue. Le bus nous amène au sentier du Grand Kaori (Agathis lanceolata), un des arbres les plus imposants de Nouvelle-Calédonie. Ce spécimen, âgé d'environ 1000 ans, est l'un des plus grands kaoris connus du pays, avec un diamètre à la base du tronc de 2,70 mètres, et d'une hauteur de 40 mètres.
Au retour, on s'arrête à la Forêt Noyée, un paysage très particulier qui résulte de la submersion de zones forestières lors de la mise en eau du lac artificiel de Yaté qui alimente le barrage hydroélectrique construit en 1958. Les troncs imputrescibles sont encore visibles plus de 50 ans après et forment l'un des paysages les plus connus du Sud.
En rentrant à pied, on trouve même un peu plus loin des spécimens qui sont encore bien vivants !
Et toujours la végétation typique du maquis minier
Traversée du Pont Pérignon dans l'autre sens, avant de remonter le long de la Rivière Blanche.
De ce côté aussi, il y de belles balades à faire, avec des fougères arborescentes spectaculaires.
Au bout d'un court sentier, on trouve un Houp géant (Montrouziera cauliflora), arbre endémique de la Nouvelle-Calédonie, chargé d'une forte symbolique dans la culture mélanésienne. On voit ici le moment où Philippe est presque en bas après la descente périlleuse de 30 mètres par les lianes. Ha! Ha! Ha! Quel comique !
Le Parc ferme à 17h, il faut songer à sortir. Nous ne sommes plus très loin du coucher du soleil quand on quitte le Parc et les couleurs sont fantastiques pour les photos.
Rendez vous est pris pour une prochaine virée dans le Parc avec VTT et kayak.