Vélo et rando à la Rivière Bleue
Dimanche 17 mars, retour à la Rivière Bleue, encore à la recherche des orchidées.
Le niveau du lac est un peu plus haut par rapport à notre dernière visite car les Niaoulis ont les pieds dans l'eau.
Depuis le cyclone Freda, la navette n'est pas repassée de l'autre côté du Pont Pérignon, et comme on ne compte pas faire que de la marche, il faut donc louer des vélos VTT. C'est relativement plat quand on reste sur la piste principale, donc pas de souci pour pédaler.
Une dizaine de km et arrivée au sentier du grand Kaori. Très facile, c'est court et plat. L'objectif affiché est de voir les Calanthes en fleur et là, pas de problèmes, elles sont à l'endroit prévu, au pied du grand Kaori.
Il y en a même 2 sortes différentes, les Calanthes triplicata qui ne sont déjà plus en fleurs et les Calanthes balansae qui sont en pleine floraison. Les Calanthes balansae sont endémiques à la Nouvelle-Calédonie.
L'inflorescence est une grappe terminale d'une trentaine de cm, avec des fleurs blanches quand elles sont ouvertes, et plutôt colorées en vert avant leur ouverture.
Certains pieds de balansae n'ont même pas encore fleuri :
Par contre, les Calanthes triplicata sont déjà défleuries :
Une plante endémique originale, l'Ixora schlechteri, avec ses 4 pétales :
Au fait, pourquoi ça s'appelle le sentier du grand Kaori ? La réponse en photos :
Très simple, il y a un Kaori et il est grand ! Pour la taille se référer au mètre étalon juste devant (oui, allez disons le mètre soixante étalon....). SInon autre unité de mesure :
Et si toujours pas convaincu qu'il est grand, voici à quoi il ressemble vu d'en haut (oui, c'est bien lui qui émerge de la canopée environnante dans le cercle rouge) :
En partant du sentier du grand Kaori il suffit de pédaler environ un km de plus pour arriver au sentier des 3 forêts. Si au début le sentier monte dans la forêt humide, il arrive au sommet dans du maquis minier, ce qui permet de voir différents types de végétation.
Côté orchidée, on peut voir de nombreuses Eria karicouyensis, une orchidée endémique assez insignifiante quand elle n'est pas en fleurs (comme sur la photo...). C'est une épiphyte qui tapisse les troncs ou des rochers dans les forêts humides.
Elle forme une sorte de chaînette, avec des pseudobulbes accompagnés d'une seule feuille (ou aucune).
On trouve aussi des Malaxis taurina, pas faciles à photographier, car il fait sombre et ce n'est pas bien grand... Encore une espèce endémique (la seule du genre Malaxis présente en Nouvelle-Calédonie).
C'est une orchidée terrestre avec une hampe florale d'une cinquantaine de cm. A la base on peut voir les pseudobulbes feuillés (si si, on peut les voir sur la photo) :
Les fleurs sont petites (moins de 1 cm de diamètre) et ici elles sont de couleur jaune :
D'autres orchidées, malheureusement pas fleuries. Un mélange sur le même arbre d'un Eria karicouyensis avec un Bulbophyllum ngoyense (enfin peut être...parce que sans les fleurs évidemment, c'est plus difficile à affirmer...).
Un Dendrobium dont il faudra aussi attendre la floraison pour l'identifier... même si au vu de son port assez curieux pour un Dendrobium, on soupçonne que ce serait un Dendrobium virotii.
En cette période d'élection papale, une autre sorte de crosse que celles épiscopales, celles d'une fougère :
Et comme souvent dans les sentiers, la montée est entourée de Népenthes, certaines d'un fort beau gabarit :
En quittant le sentier des 3 forêts, il est déjà temps de pédaler très vite pour revenir au Pont Pérignon, pour rendre les vélos avant 16h.
En revenant vers la sortie du parc, on s'arrête près de fleurs typiques et spectaculaires. Des Xanthostemon aurantiacus, une espèce abondante dans le maquis minier qu'on ne peut pas rater avec sa superbe inflorescence colorée jaune et rouge (c'est la Jaune et la Rouge du sud de la Grande Terre !)
Et une inflorescence classique de Grevillea, avec les styles des fleurs qui ne sont pas encore dépliés :
Le parc de la Rivière Bleue est vraiment très riche, il va nous falloir pas mal de temps pour l'explorer et un peu de chance pour trouver les espèces qu'on cherche. Il paraît que les Cagous ne sont pas des oiseaux très farouches, on espère donc en voir aussi lors d'un prochain passage...