A l'assaut du Pic du Grand Kaori
Lundi 20 mai, c'est le lundi de Pentecôte, c'est donc le moment de grimper les pentes sur la côte Sud, celles plus précisément du Pic du Grand Kaori. Pic est un bien grand mot, et Grand Kaori aussi, car il n'y a pas de Grand Kaori (ni de petit d'ailleurs) au sommet. De toutes les façons on n'y allait pas pour les Kaoris, mais pour les orchidées...
Un premier stop à la Rivière Bleue pour voir la fin de la floraison de quelques Liparis disepala.
C'est vraiment la fin, presque tous les pieds de cette orchidée terrestre d'une trentaine de cm de haut sont déjà en fruits.
On continue ensuite la route vers la Plaine des Lacs pour arriver au départ du sentier du Pic du Grand Kaori. Pas excessivement haut, mais ça grimpe un peu quand même...
La vue sur le Lac en 8 explique facilement l'origine du nom de ce lac...
Le sentier est facile à suivre, sauf peut être à un endroit, où si l'on ne fait pas attention, on poursuit tout droit sur un autre sentier qui finit en impasse (mais on s'en aperçoit seulement qu'au bout d'un moment, malheureusement...). Donc, on n'a pas fait attention, et on a perdu une heure... Pourtant en regardant mieux le petit cairn, il y a même une flèche pour indiquer la bonne direction...
De retour sur le bon chemin, l'ascension vers le sommet continue.
On arrive enfin dans une zone riche en orchidées. Un bulbophyllum annonce que la suite va être intéressante.
On trouve des Pachyplectron neocaledonicum, avec leurs feuilles lancéolées caractéristiques. D'ailleurs les feuilles sont plus spectaculaires que l'inflorescence, ça tombe bien, il n'y a pas de lfeurs...
On croise un Dendrobium virotii, évidemment non fleuri...
Puis des Gonatostylis vieillardii, une petite plante terrestre poussant au ras du sol, avec de nombreuses feuilles, réparties comme une rose des vents. La hampe florale s'élance au milieu des feuilles, mais elle n'était pas encore fleurie. De toutes les façons, les fleurs sont insignifiantes et minuscules, donc pas de regrets !
Une autre, sans hampe florale.
Une Phreatia, juste pour montrer que l'orchidée sait se faire (très) discrète parfois...
Arrivée au sommet du Pic, belle vue sur la nature sauvage du Grand Sud, à peine perturbée par l'usine de nickel, la base vie de l'usine, et la mine alimentant l'usine. Au moins, on ne risque pas de se perdre !
En redescendant, on trouve des Liparis chalendei.
Et pour finir des Acianthus veillonis, en fleurs ! La fleur porte des sépales filiformes longs d'une dizaine de mm. C'est une endémique relativement rare et on est content de finir la randonnée sur cette Acianthus !
Une dernière vue du Lac en 8, et il faut vraiment se dépêcher pour rejoindre la voiture car il va faire nuit !