Autour du Cap N'Dua
Samedi 13 juillet, direction le Cap N'Dua, tout au sud de la Grande Terre, haut lieu d'observation des baleines à bosse depuis la terre ferme, de juillet à octobre. Mais aujourd'hui on n'y va pas pour cela, on verra juste les observateurs des baleines depuis le phare, qui renseignent les bateaux sur la localisation des baleines en mer...
Le phare est situé au bout du Cap sur un promontoire (normal pour un phare...) de terre rouge, devant le canal de Havannah, qui longe l'extrémité sud de la Grande Terre. On aperçoit l'île Ouen au sud ouest et la baie de Prony au nord ouest.
La réserve naturelle du Cap N'Dua a été créée en 1972 par le territoire, mais son accès n'a été véritablement aménagé que récemment, avec la mise en valeur de la zone du phare.
Sur la route du phare, on trouve une orchidée Mégastylis gigas, ce qui en soi n'a rien d'exceptionnel dans le maquis minier, sauf que la trouver déjà en fleurs en juillet reste un peu étonnant.
On trouve aussi des Appendicula reflexa, rien d'exceptionnel non plus, mais jusqu'à présent on les avait rouvés en fleurs et terrestres. Là, on les voit en fruits et épiphytes pour changer.
Hormis les orchidées, le coin est aussi farci de Nepenthes :
Sans oublier les couronnes d'or ou tulipier de forêt (Deplanchea speciosa), qui sont sûrement l'une des fleurs endémqiues les plus spectaculaires de Nouvelle-Calédonie. Comme son nom l'indique, c'est une inflorescence circulaire d'où jaillissent des fleurs tubulaires jaunes.
Mais le but de la balade était de descendre sur la piste menant vers l"anse Majic, pour chercher des Acianthus elegans qu'on nous avait signalés. Et effectivement on peut en voir rapidement le long du chemin.
Pas très visible comme ça, alors gros plan sur les pieds de cette petite orchidée terrestre endémique, avec son inflorescence terminale de fleurs vertes de petite taille.
Arrivée à la baie Majic sans rencontrer d'autres orchidées. La couleur rouge de la terre est toujours aussi remarquable.
En repartant du Cap N'Dua, il reste encore un peu de temps pour faire un saut à Port Boisé. On va vérifier que les Bulbophyllum gracillimum ne sont pas encore en fleurs...
A la recherche des Ephemerantha comata, on finit par en dénicher quelques unes, mais comme leur nom l'indique, les fleurs de cette orchidée sont très éphémères et on arrive juste après la floraison...
On devine, avec ce qui reste de la floraison, des fleurs très spectaculaires, avec leur labelle jaune fimbrié, c'est à dire très finement frangé.
Plus classique, le bord de la route est parsemé de Caladenia catenata, une petite orchidée terrestre très grêle, avec des fleurs blanches solitaires relativement petites.
En partant de Port-Boisé, il fait presque nuit, c'est le bon moment pour un dernier coup d'oeil sur la nature sauvage de ce coin extraordinaire !