Dans les Koghis... sous la pluie
Samedi 20 juillet, rendez-vous avec Pierre pour parcourir les Koghis, ces monts les plus proches de Nouméa. Parcourir est un bien grand mot, car la pluie va nous obliger à faire marche arrière au milieu de la journée. Mais la matinée aura été suffisante pour voir que la zone est exceptionnellement riche en orchidées.
Dès le départ, on découvre des Acianthus tenellus, une petite orchidée terrestre assez rare.
Puis l'Anoectochilus imitans avec ses feuilles au sol caractéristiques, de couleur verte, veinées d'argent.
Les fleurs sont très près de s"ouvrir :
En suivant Pierre,on trouve la superbe Calanthe langei, qui pousse souvent, comme ici, sur du bois mort, formant ainsi des alignements sur des vieux troncs couchés. Les feuilles, assez étroites, peuvent atteindre 1 mètre.
Les fleurs jaunes sont regroupées en épi.
On continue ensuite à monter, et c'est au tour de Achlydosa glandulosa (ex Megastylis glandulosa), une espèce endémique, aux feuilles lancéolées, très près de la floraison...
Le long du sentier, les arbres sont couverts de Bulbophyllum de toutes sortes, mais malheureusement, aucun de fleuri.
Puis le mythique Dendrobium munificum (ce n'est pas sa saison de floraison non plus...), une épiphyte remarquable par les longues fibres qui ornent ses pseudobulbes renflés.
Quelques Erythrodes oxyglossa :
En agrandissant la fleur :
La peu commune Liparis elliptica, une épiphyte à pseudobulbes plats et ronds, portant 2 feuilles.
La hampe florale est longue et porte de nombreuses petites fleurs vertes à son extrémité.
Le Pristiglottis montana, avec ses fleurs blanches :
L'environnement est très propice au développement des orchidées (on aperçoit ici quelques Earina valida), dans l'atmosphère embrumée des sommets...atmosphère vraiment très humide en ce jour pluvieux et qui sera fatale à l'appareil photo de Philippe qui rend l'âme après pratiquement 10 ans de bons et loyaux services et environ 30 000 photos prises aux 4 coins du monde ...Amen ! (précision : Philippe n'a pas compté les photos une par une, mais l'appareil les numérote jusqu'à 10 000 puis recommence, et comme il était déjà revenu à 0, trois ou quatre fois...)
Ce petit paradis pour botanistes ou amoureux de la nature n'est pas facile d'accès et en ce jour très pluvieux, grimper vers le Mont Bouo sur les rochers glissants relève plus de la galère imprudente que de la partie de plaisir, il faut donc rebrousser chemin en se disant qu'il fera beau plus tard cet été...