Fidji, l'autre pays du rugby...
Début juillet, une mission amène Philippe pour une semaine à Nadi, sur l'île principale de Viti Levu, la plus importante des îles Fidji. SI Suva est la capitale économique et administrative des Fidji, Nadi est la capitale touristique. C'est là aussi que se trouve l'aéroport principal et donc l'endroit le plus approprié pour organiser des réunions internationales.
Comme le dit la photo, bienvenue donc à Fidji, le pays du rugby.
Plus précisément c'est le pays du rugby à 7, et hasard du calendrier, le séjour à Fidji a coïncidé avec la Coupe du Monde de rugby à 7 se déroulant en même temps à Moscou (la compétition se déroulant tous les 4 ans). Il faut savoir que les Fidji ont été champions du monde de rugby à 7 en 1997, puis en 2005, et que c'est le sport national ici. Cette passion se traduit par du rugby à 7 en continu, quasiment 24h sur 24, pendant les 3 jours de la Coupe du Monde, mais aussi pendant toute la semaine suivante...en différé.
Mais ils ne sont pas sectaires et le rugby à 15 est très largement pratiqué, et celui à 13 (australien) très largement regardé à la TV.Quand on est passé à Suva, plusieurs matchs (à 15) de très bon niveau se déroulaient sur les terrains du centre ville.
Après cet intermède dédié au ballon ovale, et après les réunions de la semaine, on a pu passer un week end sur place pour découvrir un petit peu l'île principale de Viti Levu.
La population indo-fidjienne est très importante aux Fidji. Historiquement, les premiers Indiens sont arrivés à la fin du XIXième siècle pour travailler dans les plantations de canne à sucre. Ils représentent désormais 40% de la population et on retrouve évidemment leur influence dans beaucoup de domaine. L'une des manifestations les plus spectaculaires de cette présence se remarque dans les temples hindouistes. Le temple Sri Siva Subramaniya à Nadi est présenté comme le plus grand temple hindouiste de l'hémisphère Sud. Comme les autres temples, il est très lumineux et coloré. Outre son architecture, l'élément le plus remarquable est constitué par les peintures au plafond.
L'économie de Fidji repose en partie sur la production de sucre. Le secteur est en difficulté suite aux nouvelles règles du marché en Europe, mais cela reste la principale ressource du pays après le tourisme. La coupe de la canne reste traditionnelle, à la main, et le transport aussi, avec de nombreuses voies ferrées à voie étroite. La saison de la coupe venait juste de commencer pendant notre séjour.
En plus du transport par train, une grande partie est aussi transportée plus classiquement par la route vers l'usine de Lautoka, la ville sucrière à 25 km au nord de Nadi.
La route entre Nadi et Suva, appelée la Queens Road, est proche de la mer, mais on ne la voit pas très souvent. Pendant les 3 heures que dure le trajet de Nadi à Suva, les accès aménagés sont rares, car ils sont surtout réservés aux complexes hôteliers qui se sont accaparés les meilleures plages. Les quelques espaces accessibles montrent qu'il y a du potentiel !
Suva est la plus grande ville des nations du Pacifique Sud. Elle possède un marché très coloré et particulièrement animé le samedi, jour de notre passage.
Une partie du marché est réservée au marché artisanal, où l'on trouve toutes les productions locales à des prix défiant toute concurrence : masques, tapas, tanoas (plat à kava), etc.
Entre Suva et Nadi, la ville de Sigatoka dispose de quelques atouts touristiques, dont le Parc National Sigatoka Sand Dunes. Bon, c'est un parc qui reste à l'échelle du pays, mais au moins il permet un accès à la mer, via la forêt sèche et les dunes de sable.

Le dernier jour, visite du Garden of the Sleeping Giant, un jardin botanique près de Nadi, aménagé par l'ancien acteur Raymond Burr (l'homme de fer à la TV), qui possède une belle collection d'orchidées.
Essentiellement des hybrides de Dendrobium, de Phalaenopsis, de Vanda, etc.



Mais on trouve aussi quelques orchidées plus originales :


Et même quelques spécimens botaniques du Pacifique, dont ce Dendrobium camptocentrum, une épiphyte remarquable par ses tiges en forme de raquettes charnues qui peuvent atteindre 25 cm. On peut même voir (oui, en cherchant bien) une inflorescence vers le bas.
Même aux Fidji l'album des orchidées du Pacifique s'enrichit !