Retour chez les All Blacks, 2ième partie (les fjords et Dunedin)
Le voyage se poursuit vers le sud avec un départ de Christchurch matinal à 8h du matin sous la pluie battante le dimanche 16 juin. On roule toute la journée et quand il ne pleut pas, c’est qu’il neige ! On doit traverser 2 cols sous la neige, la passe de Burke et la passe de Lindis, dans des conditions météo très limites, mais on n’aura finalement pas besoin de mettre les chaînes.
Un petit stop dans la ville d’Arrowtown près de Queenstown où l’on fait quelques achats d’habits en laine (qui vont se révéler très utiles par la suite) et on repart vers Te Anau où l’on arrive à 19h, toujours sous la pluie battante. On n’aura pas vu beaucoup de paysages dans la journée, mais on devine qu’il y a du potentiel. Et comble de malchance, on apprend que la route jusqu’au Milford Sound, prévue le lendemain, est coupée par un éboulement. Il va falloir revoir nos plans !
Temps couvert le lundi matin 17 juin, mais du progrès par rapport à la veille puisqu’il ne pleut pas… Petit déjeuner, passage à l’I-Site pour vérifier que la route vers Milford Sound est toujours coupée et voir de plus près ce qu’on peut voir avant d’arriver à la coupure. On prend donc la route sur la moitié environ, jusqu’à Mirror Lakes, mais les reflets de la montagne dans l’eau sont peu visibles quand il ne fait pas beau… On voit bien par contre le profil en U de l’ancien glacier. Retour à Te Anau où l’on prend un bateau pour aller voir les Glowworm Caves, une rivière souterraine de l’autre côté du lac. Après s’être enfoncé sous terre sur quelques dizaines de mètres (la rivière fait près de 7 km de long), on prend une barque pour aller voir les glowworms (une larve de diptère, sorte de ver luisant) qui illuminent les plafonds souterrains dans l’obscurité. Cette bioluminescence est destinée à attirer les proies dont se nourrit cette larve. Retour ensuite à Te Anau et à 18h on va au cinéma voir le film « Fjorlands on film », un magnifique documentaire sur la région des Fjorlands, tourné en grande partie à partir de vues prises d’hélicoptères.
Lever assez tôt le mardi 18 juin, pour aller déjeuner et prendre le bus jusqu’à Manapouri pour prendre le bateau sur le Lac Manapouri, qui va nous amener jusqu’à l’autre rive du Lac, où l’on prend un autre bus qui nous conduit en 20 km, en passant la Wilmot Pass, jusqu’à l’embarcadère pour le fjord de Doubtful Sound. Au début, on ne voit pas grand chose, mais paradoxalement, c’est quand on bascule du côté du fjord après le col de Wilmot que le temps est le plus dégagé et on n’aura pas de pluie pendant toute la croisière dans le fjord.
Nouveau bateau et l’on se dirige vers la Mer de Tasmanie en visitant les différents bras du fjord.
Le relief est typique des vallées glaciaires, avec ses chutes d'eau spectaculaires.
On ne va pas jusqu’à la Mer de Tasmanie et on ne verra pas les colonies de manchots ou de phoques espérées. Mais en remontant l’un des bras du fjord, on rencontre exceptionnellement 2 baleines franches australes (Southern Right Whale). On va les suivre un bon moment avant de revenir vers le point de départ.
On voit bien la Wilmot Pass depuis le fjord
Bus dans l’autre sens et visite de la centrale hydro-électrique de Manapouri, une construction industrielle exceptionnelle puisque l’usine est construite dans la roche granitique à 200 mètres de profondeur (10 ans de construction et 1800 ouvriers sur le chantier quand même dans les années 1960 !). On descend en bus par une route creusée en spirale dans la roche !
Retour à Te Anau à 18h.
Mercredi 19 juin, lever à 7h, déjeuner à 8h et départ à 9h de Te Anau en direction de l’est. Le temps est pluvieux… comme d’habitude. Arrivée à Dunedin vers 12h30 et au vu de la météo, on décide d’aller visiter l’usine de Mr Cadbury. La visite guidée dure une heure et on peut voir les différentes chaînes de production de barres chocolatées ou de confiseries au chocolat. En sortant, on fait le plein de chocolat sous toutes ses formes !
Il pleut encore évidemment et on se dirige vers la péninsule d’Otago où l’on a réservé un bungalow à Portobello. Les pluies de ces derniers jours ont entraîné plusieurs glissements de terrain et la route est même coupée par endroits, obligeant à faire quelques détours pour arriver à destination. Après avoir déposé les bagages au motel, on va au bout de la péninsule dans l’espoir de voir des manchots au coucher du soleil (ou plutôt à la tombée de la nuit vu qu’on n’a pas aperçu le soleil depuis notre arrivée en Nouvelle-Zélande) mais les visites organisées sont déjà parties et les plages ne sont pas accessibles sans eux. On prend les renseignements pour s’organiser le lendemain. Les prévisions météo à la TV sont inquiétantes, une tempête de neige est annoncée et elle pourrait toucher Dunedin aussi.
Ce jeudi 20 juin, le temps reste égal à lui-même, il a neigé à basse altitude, sur les collines alentours, pendant la nuit et il a beaucoup plu, comme on le verra sur la route tout au long de la journée. On note aussi que les passes de Burke et de Lindis où l’on était passé avec difficultés quelques jours avant sont désormais fermées à cause de la neige qui est tombée en abondance cette nuit. On a bien fait de faire le tour dans ce sens !
On part visiter pour commencer le château de Larnach (ça commence bien avec un tel nom !), l’ancienne demeure de William Larnach, un riche banquier (évidemment…) et politicien du XIXième siècle en Nouvelle-Zélande. Il a construit cette demeure dans les années 1870 et celle-ci est connue comme le seul château de Nouvelle-Zélande.
L’architecture est assez remarquable, l’intérieur a été bien conservé et/ou restauré. On visite ensuite les jardins remarquablement entretenus, mais la pluie et le froid raccourcissent un peu nos ambitions et on se dit une nouvelle fois qu’il faudra revenir à une autre saison… On quitte le château pour aller voir le bord de mer à Sandfly Beach où l’on peut apercevoir au loin quelques phoques sur la plage, mais le vent est tellement fort qu’on rebrousse chemin avant d’aller plus loin.
On se dirige ensuite vers le Royal Albatros Center, mais quand on arrive enfin au bout de la péninsule, on le trouve fermé, car la route est en effet coupée par des éboulements à plusieurs endroits. On est passé, parfois de justesse, car demeurant sur la péninsule, mais il semble que ceux qui devaient venir depuis Dunedin aient subi plus de difficultés… Après une rapide collation, direction la Penguin Place, qui elle est ouverte à partir de 15h. C’est une réserve naturelle dédiée aux manchots aux yeux jaunes, une espèce rare vivant uniquement sur la côté sud est de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande et sur quelques petites îles encore plus australes. On peut voir également quelques manchots pygmées (les Little Blue Penguins) et des phoques (Fur Seals).
La réserve est aménagée avec tout un système de tranchées à demi enterrées qui permettent de circuler bien dissimulés aux yeux des manchots.
Tout se passe en fin d’après midi avec le retour à terre des manchots qui ont passé la journée en mer pour se nourrir. On va pouvoir discrètement les observer revenir sur la plage et remonter vers leur nids, juste avant la tombée de la nuit (puisque qu’on ne peut toujours pas parler de coucher de soleil, étant donné qu’on ne l’a pas encore vu se lever).
C’est un spectacle qui enchante petits et grands, et qu’on apprécie d’autant plus que c’est une visite privée puisqu’on est les seuls clients de notre guide.
Il a encore plu la majeure partie de la nuit ! On arrive malgré tout à sortir de la péninsule d’Otago le vendredi 21 juin, même si la route du littoral est coupée et qu’il faut prendre la route par les sommets, qui eux sont enneigés et rendent donc la circulation difficile… A Dunedin, on prend le temps de visiter la gare, de déjeuner et de faire nos derniers achats.
Au passage, on s’arrête à la Baldwin Street, annoncée comme la rue résidentielle la plus pentue du monde. Bon, c’est amusant, surtout quand on croise le facteur à pied qui doit le faire tous les jours, et on repart vers le nord.
Premier arrêt à Shag Point, où l’on peut observer une colonie de phoques à fourrure très près de la route. Par contre, la mer est démontée et on se prend des grains tous les quart d’heures, sans compter le vent glacial.
Au vu de l'état de la mer, on comprend mieux pourquoi les phoques sont montés dans l'herbe...
Deuxième arrêt aux Moeraki Boulders, des curiosités géologiques qu’on peut voir aussi sous un grain…Ce sont de gros rochers hémisphériques, le long de la plage de Moeraki, dont les plus gros exemplaires dépassent les 2 mètres de diamètre.
Poursuite de la route vers Christchurch, avec la nuit tombante petit à petit, jusqu’au moment où un panneau nous avertissant du danger d’inondations sur la route nous prévienne de ralentir, mais c’est déjà trop tard, on est dedans et l’impact a été fort. Le pare choc avant fait la gueule, surtout côté gauche. La signalisation était vraiment mal faite à cet endroit, car on va voir beaucoup d’autres panneaux du même genre, beaucoup plus anticipés, alors que le danger était moins grand.
Arrivée chez Sandra finalement peu avant 21h ! Les rues de Christchurch sont aussi inondées et c’est vraiment délicat de circuler. Repas avec Sandra et Andy, puis retour au motel avant de se lever à 3h pour être à l’aéroport à 4h pour rendre la voiture de location. On rend la voiture le samedi 22 juin à 4h15 au service adéquat à l’aéroport et on reprend l’avion (sans les All Blacks ce coup-ci !) vers Auckland puis Nouméa.
Fin de ce nouveau séjour. Faire le sud de la Nouvelle-Zélande en juin est un peu compliqué, car même si les tempêtes de neige, les inondations et les glissements de terrain, n’arrêtent pas le pèlerin, ils le ralentissent quand même pas mal…