On s'est bien senti à Santo
Vendredi 16 août, ce coup-ci, tout se passe bien, pas de vol en retard, ni en avance surtout, et on arrive à Santo via Port-Vila, comme prévu vers 19h. L'île de Espiritu Santo, plus communément appelée Santo, est la plus grande île de l'archipel de Vanuatu, au nord de celui-ci. Transfert vers l'hôtel, le Deco Stop Lodge, où visiblement on est en territoire australien et entourés de plongeurs. Très belle vue sur la baie de Luganville qu'on pourra apprécier ainsi tous les jours.
Samedi 17 août, petit déjeuner à l’hôtel et on part à pied vers le centre ville de Lunganville, la 2ième ville la plus importante de Vanuatu, qui a connu une très grande activité lors de la 2nde guerre mondiale (proximité avec Guadalcanal aux Salomon oblige) et qui en garde beaucoup de vestiges. Les vestiges ne concernent pas l'activité (Luganville est plutôt calme de ce point de vue là) mais les anciennes contructions militaires comme les demi lunes (ou Quonset hut en anglais).
Les panneaux de prévention contre les maladies sont adaptés pour faciliter la compréhension par tous :
Après un passage au marché artisanal puis à l’office du tourisme et chez un tour opérateur pour organiser le reste du séjour sur Santo, on récupère la voiture louée à midi. Arrêt au petit parc culturel Lysepsep, où une guide nous instruit sur l’utilisation de diverses plantes dans la médecine traditionnelle de Vanuatu et nous raconte quelques légendes sur les lutins locaux et leurs maléfices.
Il en faut peu aux gosses pour s'amuser : une ficelle avec une noix de coco coupée en 2, et il peut passer ensuite un moment à essayer de marcher sans tomber :
Après cette visite on remonte en voiture le long de la côté Est de Santo où on constate que la culture du coprah constitue encore une bonne part de l'activité économique de l'île.
L'unité de séchage des cocos est ici très importante, d'habitude ce sont plutôt des fours artisanaux :
Dimanche 18 août, départ vers le nord de Santo en prenant la route longeant la côte Est… oui encore, mais de toute façon, c’est la seule route ! Au bout de la route, après une soixantaine de km, on arrive à Port-Olry, où l’on se pose près d’une magnifique plage, Golden Beach. C’est une plage donnant sur une sorte de lagon protégé par des îlots, avec une eau d’une belle couleur turquoise.
Les filles se baignent pendant qu’on explore la végétation aux alentours, car on se rend vite compte que celle-ci est extraordinaire. Sur les énormes troncs des arbres poussant le long de la plage, on trouve des dizaines et des dizaines d’orchidées. Sur certains arbres, pas loin d’une dizaine d’espèces différentes. Ce n’est malheureusement pas la meilleure saison, mais on peut voir 4 espèces fleuries. Il y a des quantités de Dendrobium phénoménales, mais difficiles à identifier en l’absence de floraison. Plus de détails sur les orchidées fleuries de Santo dans un article suivant.
Un petit restaurant sur la plage permet de manger à midi. Après quelques heures de baignade pour les filles et d’exploration botanique pour les parents, on repart vers le sud en s’arrêtant encore souvent pour faire quelques photographies d’orchidées dans les arbres au bord de la route.
Lundi 19 août, on remonte vers le nord de Santo de nouveau via la côte Est. Premier arrêt à Matevulu sur un trou bleu qu’on va atteindre après un quart d’heure de pirogue environ. Malgré les apparences, la pirogue est très stable et les sièges sont réglables (il suffit de déplacer la planche vers l’avant ou l’arrière…).
L’eau est d’une limpidité incroyable, ce qui est d’autant plus étonnant, que la rivière est très calme et qu’elle est entourée d’arbres qui perdent leurs feuillages tout le long.
On arrive au bout dans un « trou bleu », qui comme son nom l’indique est un trou au milieu de la forêt, avec une eau d’un bleu intense. C’est de l’eau douce, relativement chaude, et quelques cordes permettent de faire différents types de saut pour se jeter à l’eau !
Après le retour à la voiture en pirogue, on reprend la route vers le nord. On s’arrête à Lonnoc Beach pour manger au restaurant Champagne Beach, ce qui crée un peu de confusion car on croit être sur Champagne Beach. On est un peu déçu par la plage, car Champagne Beach est soi disant l’une des plus belles plages du Pacifique… Lonnoc Beach est agréable, mais rien d’extraordinaire.
Mais en fait, Champagne Beach est l’anse suivante ! C’est en demandant à des australiens qu’on se rend compte de la méprise. Bon, c’est effectivement une très belle plage de sable blanc et fin, mais de là à faire payer 2000 vatus l’entrée… Evidemment quand on est devant l’entrée, on ne se pose pas la question, mais on se dit que certains locaux ont des boulots plus rentables et faciles que d’autres… C’est aussi l’endroit où les paquebots de croisières australiens font halte et déversent des centaines, voire des milliers de touristes à chaque passage. Rien qu’au nombre de stands en bois présents sur la plage, on imagine que ce doit être un peu surpeuplé dans ces moments-là… Heureusement, aujourd’hui, pas de paquebot, la plage est quasi déserte.
Un autre intérêt de la zone est la richesse des arbres en orchidées, comme à Golden Beach. Des dizaines d’orchidées sur les branches, même si malheureusement peu sont fleuries. On trouve quand même des espèces que l’on n’avait pas vues la veille.
Mardi 20 août, balade au marché de Luganville, où l’on trouve toutes sortes de fruits et légumes, y compris les cacahouètes brutes ou grillées, ou encore des tressages de feuilles de tabac. Par contre, pour le café ou la vanille locale, il faut aller au store chinois.
Là, les cacahouètes sont grillées :
Et là (au centre de la photo), elles sont natures :
Tout se transporte au marché dans des grands sacs tressés :
La suite des aventures à Santo, sous l'eau (avec le Président Coolidge), dans l'eau (dans les Millenium Cave) et même hors de l'eau, dans les prochain numéros.